Le kit de survie culturel pour traverser janvier

Si les fêtes sont derrière nous, l’hiver, lui, a encore de beaux jours devant lui. Pour éviter d’avoir le blues, voici les films et les livres à savourer sous un plaid.

Photo de Une : Jason Abdilla

The Holiday (Nancy Meyers, 2006)

Doit-on encore présenter cet incontournable ? Si vous n’avez jamais eu la chance de regarder ce film iconique des années 2000 : c’est le moment. Ici, on croise les destins de Amanda et Iris, deux jeunes femmes qui traversent une tempête émotionnelle. Sur un coup de tête, elles décident d’échanger leurs maisons. La première se retrouve ainsi dans un petit cottage anglais en pleine campagne. La seconde s’envole pour Los Angeles, dans une villa très bien équipée. Si c’est votre premier visionnage, faites preuve d’indulgence — à peu près tous les clichés y sont, mais ça reste un film complètement doudou.

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Les sentiments du Prince Charles (Liv Strömquist, 2010)

Envie de taper du poing sur la table ? Cette BD de l’autrice suédoise est idéale. Ici, elle dénonce non sans un certain humour la société patriarcale, alternant entre références de pop culture et analyses plus psychanalytiques. Comme son nom l’indique, on s’y moque du Prince Charles, mais aussi de Mr. Big (Sex and the City). Vous l’aurez compris : il y en a pour tout le monde, pour notre plus grand bonheur.

Photo : @sc.type

Nope (Jordan Peele, 2022)

On aurait en réalité pu citer n’importe lequel de ses films — mais partons sur le plus récent. Généralement, les sélections de films réconfortants n’incluent que des films aux fins heureuses : chez American Vintage, on n’est jamais contre un petit frisson. On y suit Otis et sa sœur, qui dressent des chevaux pour les plateaux de cinéma. Lorsque leur père meurt subitement à cause d’un mystérieux objet tombé du ciel, ils décident d’investiguer. Spoiler (pas vraiment) : ils ne sont pas au bout de leurs peines. À garder pour le dimanche après-midi et à faire suivre, si besoin, par un épisode de dessin animé.

Photo : Droits réservés

Mon Mari (Maud Ventura, 2021)

Elle a 40 ans. Elle est mariée. Elle a deux enfants. Elle a une grande maison. Elle a un travail épanouissant. Elle ? Une femme qui, au premier abord, a tout pour être heureuse. C’était sans compter son obsession complètement démurée pour son mari. Elle l’espionne, liste ses fautes dans un cahier, se fait parfois peur et nous fait souvent rire. Les quelque 270 pages se lisent d’une traite, un thé bien fumant à portée de main.

Photo : @le.bazar.de.barbouille

Kiki la petite sorcière (Hayao Miyazaki, 1989)

Comme toutes les sorcières, Kiki doit — à 13 ans — partir s’installer toute seule dans une ville pour y travailler. C’est accompagnée de son chat noir, Jiji, qu’elle entame ce voyage initiatique, parfois semé d’embuches, parfois plein de bonnes surprises, toujours riche en émotions. Sorti dans les années 80, ce film animé qui promeut l’indépendance (dans tous les sens du terme) n’a pas pris une ride. À regarder en solo ou en famille, sans modération.

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Black Friend: Essays (Ziwe, 2023)

Si vous l’avez déjà vu passer sur les réseaux sociaux, c’est peut-être à cause de ses interviews ultra-piquantes. Mais avant de mettre mal à l’aise ses invité·es sur YouTube en posant les questions que tout le monde se pose, elle est surtout autrice. Aussi drôle qu’intelligente, Ziwe livre dans ce recueil d’essais une multitude de points de vue — notamment sur ce que c’est d’être considérée comme « l’amie noire ». Touchant et indispensable.  

Photo : @thecommonpress

The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2013)

Entre la comédie et le drame, The Grand Budapest suit le quotidien des employés et de la clientèle d’un hôtel titanesque à travers le regard de M. Gustave, le concierge (joué par Ralph Fiennes). On y retrouve tous les ingrédients d’un bon Wes Anderson : la colorimétrie pastel, la symétrie des plans et l’absurdité de certaines scènes. Et si les images participent à la sécrétion de vos endorphines, partez vous perdre dans ce compte Instagram qui recense tous les lieux qui pourraient être des décors du réalisateur américain.  

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Les nuits blanches (Fiodor Dostoïevski, 1848)

Est-ce une histoire d’amour ou une histoire de chagrin ? Sûrement un peu des deux. On y fait la connaissance d’un jeune homme très seul qui, une nuit, rencontre une jeune femme dévastée. Il tombe amoureux. Quatre nuits (blanches) et un matin pour arrivée au dénouement — dont on ne vous dira rien de plus. Il faudra lire ce très court livre un samedi entre le dessert du déjeuner et le goûter. Et s’il fallait un ultime argument pour vous convaincre : vous pourrez dire que vous avez lu du Dostoïevski, sans pour autant vous être farci les plus de 1000 pages de L’Idiot.

Photo : @marilotheque

Les Amours Imaginaires (Xavier Dolan, 2010)

C’est l’un des tous premiers longs-métrages du réalisateur canadien — et probablement l’un des plus touchants. Dans un Montréal des années 2010, Francis et Marie vivent une vie rythmée, entre promenades dans Mile End et soirées dansantes. Un soir, ils rencontrent Nicolas, un homme ambigu qui va mettre leur amitié à rude épreuve. Si vous avez toujours eu envie de plonger dans l’univers de Xavier Dolan, entrez donc par cette porte.

Photo : Droits réservés

On the calculation of Volume I (Solvej Balle, 2024)

Si vous avez aimé Un jour sans fin, vous allez adorer ce livre (le premier d’une série de sept). Le pitch est simple : Tara, la protagoniste, revit en boucle le jour du 18 novembre. Pourquoi est-elle la seule dans cette situation ? Pourra-t-elle s’en échapper un jour ? Si oui, comment et quand ? Plutôt contemplatif, l’ouvrage donne à réfléchir sur le sens de la vie — celle de Tara, comme la vôtre.

Photo : @antilibrarian

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