À l’approche du printemps, nous avons demandé à Pierre Banchereau, fleuriste à qui l’on doit l’incontournable studio floral Debeaulieu, les trois conseils qu’il aimerait donner plus souvent.
Photos : Debeaulieu
#1 : Savoir hydrater ses fleurs
« Les fleurs ne s’hydratent pas toutes de la même manière », explique Pierre. Pour les branchages en fleurs, il est recommandé de fendre la tige avec un sécateur en forme de croix, puis de la marteler pour attendrir le bois. « Pour les bulbes, comme les tulipes, les jacinthes ou les amaryllis, très peu d’eau est nécessaire : les tiges sont creuses et peuvent donc se ramollir au contact de l’eau. 4 à 7 centimètres suffisent, à changer régulièrement », précise-t-il. Enfin, il y a l’hortensia, qui boit énormément : « On peut la traiter comme une salade, pour la nettoyer, et ensuite la secouer. »


#2 : Choisir des fleurs françaises… mais pas que
Si Debeaulieu met un point d’honneur à privilégier les circuits courts, Pierre précise qu’il part parfois en Hollande chercher ses fleurs. « On a l’image de fournisseurs qui font des volumes XXL, mais c’est loin d’être le cas partout. Nous travaillons avec énormément d’exploitations autonomes en termes d’énergie : l’oxygène des plantes est récupéré pour être transformé en électricité, c’est révolutionnaire », souligne-t-il. En cas de doute sur la saison ou la provenance, il est recommandé de demander conseil à son fleuriste.
#3 : Voir son bouquet comme un objet
« Chez Debeaulieu, nous accordons une importance toute particulière au vase dans lequel le bouquet va être mis. Sa dimension, sa couleur, son style, son époque. Les bouquets accompagnent l’ADN d’une marque ou d’un intérieur, c’est donc essentiel de soigner sa présentation », affirme-t-il. Quid d’un bouquet que l’on offre à une personne dont on ne connaît pas la décoration ? « On ne prend pas de risque. On recommande généralement du blanc ou du pastel. »


Bonus : Reconnaître un bouquet Debeaulieu
« Nous optons pour une diversité de fleurs et de couleurs. Mais ce que nous nous attardons à soigner, ce sont les volumes et les différences de hauteur. Les roses ? Pas lors de la Saint-Valentin. Nous préférons les proposer dans une version bicolore, plutôt au printemps. »
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